Se soigner dans la ville. Diversité de l’offre, diversité des pratiques, diversité des leviers d’action publique ?

Figure : Formes de mobilités dans les soins

La ville contribue à la santé des personnes par l’offre de soins qu’elle propose et la manière dont elle rend ses services accessibles. Pour les malades chroniques, la ville apparaît ainsi comme un ensemble de ressources mobilisables pour faire face à leur maladie et se soigner.

Cet article analyse conjointement les deux facettes de la rencontre entre services de soins et malades chroniques :  les mécanismes de circulation des soins et des services de santé (hospitalo-centrisme, intégration des soins, hôpital de jour en centre-ville, diversité et abondance des services) et les pratiques de circulation des patients entre les prestataires.

Le croisement des deux aspects  met en évidence les spécificités de l’offre urbaine de soins tout en en soulignant les inégalités d’accès. La discussion examine la manière dont des politiques urbaines (logement, urbanisme, transport, aide sociale), peuvent compenser les effets pernicieux de la territorialisation et de l’intégration des services et favoriser le recours aux soins. Les résultats présentés sont issus d’une analyse qualitative d’entretiens menés auprès de professionnels psycho-médico-sociaux et de personnes vivant avec le VIH/sida à Bruxelles et à Rouen.

 

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